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Une situation difficile De nombreux pays dAfrique sont dans des situations très difficiles. Les populations ne mangent pas à leur faim, léconomie est en ruine, les structures sociales sont détruites et les guerres massacrent ou mutilent sans cesse.
Est-ce que nous pouvons nous accommoder de cette situation tragique qui détruit la vie dinnombrables hommes, femmes et enfants? Faut-il, comme certains, accepter cette situation avec fatalisme et tolérer cette gangrène qui plonge des millions de " prochains " dans la détresse ? Non, nous ne pouvons pas décemment laccepter, dautant plus quand nous considérons que chaque être humain est aimé par Dieu et devrait vivre dans lamour et la dignité. Mais comment agir ? L’aide à apporter dans les pays d’Afrique n’est pas facile. L’une des principales raisons est qu’il existe peu de bases sur lesquelles on peut construire un développement durable. Les structures politiques et sociales sont souvent mouvantes; les conflits tribaux, les guerres et la corruption présente dans la plupart des secteurs rendent caducs les efforts mis en place pour combattre la pauvreté. Ainsi, de nombreuses aides humanitaires et de développement ont été détournées de leurs objectifs et n’ont pas profité aux nécessiteux. Face à cette réalité, il semble essentiel de commencer le développement en travaillant aux fondations qui pourront par la suite accueillir et favoriser les projets de développements dans ces pays. La nécessité de cette " base " préalable au développement s’observe dans l’histoire des pays qui ont réussi à offrir la paix et la prospérité à leur population. Le développement de ces nations n’est pas venu tout seul, mais il s’est tout d’abord implanté dans des valeurs spirituelles, éthiques et sociales. Et ce sont ces racines préalables qui ont permis d’établir un cadre de justice, d’intégrité et des principes de respect et d’assistance mutuelle. Car les clés du développement ne sont pas les richesses d’un pays mais la sagesse et les valeurs qui habitent sa population. L’amour du prochain est l’une des bases de l’Evangile. Elle s’appuie sur l’amour que le Christ a manifesté à tous les hommes. Ainsi l’Esprit de Dieu invite l’Eglise à porter un regard de compassion sur les autres en considérant qu’ils sont précieux et dignes d’être aimés. C’est aussi à la source de l’Evangile que se trouve les bases du pardon qui peut casser la spirale de la haine et de la vengeance. C’est avec cette vision que des chrétiens influents ont apporté les soubassements nécessaires au développement de plusieurs pays d’Europe. Par exemple, le travail et l’exemple des moines qui prêtaient assistance aux populations en offrant des soins médicaux ou en travaillant dans les champs a permis à de nombreuses régions de se développer. C’est aussi avec ces valeurs évangéliques que des hommes et des femmes ont entrepris la réalisation d’hôpitaux ou d’oeuvres humanitaires telle que la Croix-Rouge. Et, comme pourraient le montrer de nombreux autres exemples, c’est la conscience de la valeur et de la dignité de son prochain, qui, appliquée dans des gestes concrets, a initié des réformes. Ces réformes, inspirées par le message de la Bible ont touché les fondements de la justice, ils ont apporté des principes de confiance dans les échanges commerciaux et " contaminés " de nombreux aspects de la société. Car l’Evangile est une puissance capable d’apporter la vie au sein de la mort et de répondre aux problèmes d’un pays. Cette formidable aptitude repose sur l’Eglise car elle a reçu de Dieu :
Ainsi, avec le message et " l’esprit " de l’Evangile, l’Eglise est (ou devrait être) le noyau fertile qui apporte un développement spirituel, social, économique et politique. Cette implication de l’Eglise dans le développement
des régions est d’autant plus importante, que celle-ci est souvent la
seule structure à être en contact avec les populations locales. Ainsi
l’Eglise touche des quartiers délaissés ou des villages reculés où il
n’existe aucun plan de développement. Cette implantation des églises
dans le " terrain ", est un privilège qui lui permet d’atteindre les
plus pauvres. L’Eglise dispose donc des moyens spirituels et pratiques
nécessaires à la manifestation concrète de l’amour de Dieu parmi les
hommes. Cependant, cette implication de l’Eglise dans le développement
est rarement une réalité. Les raisons en sont multiples. La première
est que beaucoup de communautés ont une vision partielle de leur mission
et se limitent aux exhortations et célébrations spirituelles, elles
n’ont pas conscience des réformes essentielles qu’elles pourraient apporter
aux familles et aux régions qu’elles touchent. L’autre raison de ce
manque d’implication est l’absence de formation et de matériels. Ainsi, pour initier des réformes par l’Eglise, il est nécessaire de former les responsables de manière à ce qu’ils fassent de l’Eglise un lieu de prière et d’adoration, d’enseignement biblique, de réconciliation (pardon), de formations diverses, d’assistance mutuelle, de partage de compétence, de juste échange, de création de structure d’aide, etc. Cette vision d’une Eglise rayonnant dans tous les aspects de la vie se retrouve dans l’invitation divine à aimer Dieu et son prochain: " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force… Tu aimeras ton prochain comme toi-même." C’est cette invitation essentielle du Christ qui est à la base des objectifs de CONFOR .
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